SEPPIA : la nouvelle application de suivi de la programmation, des autorisations, des installations

Ce lundi 2 mars, la CNSA met en service une nouvelle application pour les agences régionales de santé : SEPPIA pour Suivi de l’Exécution et de la Programmation Pluriannuelle des Installations et des Autorisations. C’est l’union des anciennes applications SELIA (application de suivi des installations et autorisations) et E-PRIAC (application de suivi de la programmation des ARS). Retour sur le déroulement de ce projet avec les chefs de projet.

Pourquoi la CNSA a-t-elle choisi de développer une nouvelle application ?

Aurélie Brugerolle : en créant cette application, nous répondons à une forte demande des agences régionales de santé de disposer d’un outil de suivi unique et surtout qui soit en cohérence avec leur processus métier où les étapes de programmation, d’autorisation puis d’installation de nouvelles places s’enchaînent. Les ARS souhaitaient pouvoir suivre l’ensemble du processus de programmation, du stade prévisionnel à la mise en œuvre effective (installation des places). SEPPIA leur permettra également de faire remontrer leur besoin de crédits de paiement pour installer les places nouvelles.

Patrice Dijoux : Mais nous sommes allés au-delà de cette simple fusion puisque SEPPIA propose des fonctionnalités supplémentaires. Dans une version améliorée, elle comportera cinq types de statistiques utiles d’une part aux agences régionales de santé pour le suivi de leurs enveloppes de mesures nouvelles et l’élaboration de leur PRIAC, et d’autre part à la CNSA qui réalise chaque année un bilan de la mise en œuvre des plans nationaux et une analyse des programmations régionales.

Comment avez-vous conduit ce projet ?

Aurélie Brugerolle : pour la CNSA, le projet a mobilisé la direction des établissements et services médico-sociaux (Patrice Dijoux et moi) et la direction des systèmes d’information (Vanessa Ravier et Gérald Landes). À différentes étapes, nous avons associé trois agences régionales de santé pilotes : Franche-Comté, Poitou-Charentes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Nous les avions retenues pour la variété de leur taille, de leurs modes de fonctionnement et des profils de nos interlocuteurs.

Gérald Landes : pour la CNSA, SEPPIA est avant tout une réussite collective et un exemple à suivre. En effet, un projet mené sur un délai court (une petite année), conduit avec efficacité grâce à la disponibilité, l’engagement et la culture « système d’information » de toutes les parties prenantes.

Patrice Dijoux : nous avons dans un premier temps réuni les utilisateurs pour identifier les fonctionnalités d’e-PRIAC et de SELIA que nous pouvions fusionner. Puis nous avons formulé les spécifications techniques. Notre prestataire a rédigé le cahier de recettes, puis nous avons déterminé les spécifications relatives à la reprise des données issues de SELIA. Les agences régionales de santé disposent aujourd’hui d’une application pré-remplie. Elles n’auront qu’à compléter leur PRIAC et surtout à le valider. Parallèlement, nous avons travaillé sur les outils statistiques et de restitution qui seront proposés dans la V2 début mai 2015.

Vanessa Ravier : l’application livrée début janvier 2015 avec l’ensemble de ses fonctionnalités a subi une longue phase de recette et de stabilisation avec de nombreux allers retours entre notre prestataire et la direction métier (Patrice et Aurélie) pour aboutir mi-février à la version mise à disposition aujourd’hui. Dans les deux mois qui viennent, nous terminerons de développer les outils statistiques et de restitution.
Quelles sont ces nouvelles fonctionnalités justement ?

Patrice Dijoux : nous avons prévu cinq types de restitution qui fourniront des statistiques sur : Les taux d’autorisation - taux d’installation - taux d’exécution. Grâce à ces informations les agences régionales de santé auront une meilleure vision de la consommation de leurs enveloppes de mesures nouvelles et pourront suivre plus facilement le déroulement de leur PRIAC, voir le modifier si nécessaire grâce à un système de simulation (notamment au regard des taux de consommation des enveloppes après programmation). Pour la CNSA, cela permet de suivre la réalisation des plans nationaux.
Les taux d’équipement par structure et par département.
Les taux d’équipement par déficience et par département. Là encore, les agences régionales de santé pourront simuler le déroulement de leur PRIAC et en mesurer l’impact sur l’offre de leur territoire.
Un tableau permettant de visualiser les appels de crédits de paiement des agences régionales de santé pour les projets en cours et leurs demandes pour l’année suivante. Cela leur permettra de connaître les projets qui seront retenus par la CNSA dans le cadre des travaux relatifs à la construction des ONDAM.
Enfin, un outil d’archivage permettant aux agences régionales de santé de visualiser les saisies effectuées chaque année pour les demandes de crédits Ces deux derniers outils permettent donc de partager les données relatives aux prévisions d’installation nécessaires à l’élaboration de la campagne budgétaire et de l’ONDAM de l’année suivante.


Comment allez-vous accompagner les agences à l’utilisation de ces nouveaux outils ?

Aurélie Brugerolle : Nous entamons aujourd’hui une série de dix journées de formation. Nous en prévoyons cinq à Paris et nous nous déplacerons dans cinq régions. En alternant démonstrations et exercices, l’objectif est de permettre aux agences de s’approprier suffisamment SEPPIA pour publier leur PRIAC 2015-2019, c’est-à-dire leurs prévisions de développement de l’offre médico-sociale pour les quatre années à venir, d’ici le 30 avril prochain.

Puis, nous réunirons en mai nos correspondants en charge de la programmation dans les ARS pour leur présenter les cinq types de restitution. Ces correspondants n’étant pas toujours les personnes qui utilisent SEPPIA, nous proposerons également des web conférences aux utilisateurs.

Avez-vous déjà d’autres étapes en ligne de mire ?

Aurélie Brugerolle : notre prochain objectif est la V2 en mai, ensuite d’autres outils de restitution pourraient voir le jour en fonction des besoins des agences et de la CNSA, mais nous n’en sommes pas encore là. Un pas après l’autre.

L’application SEPPIA est réservée aux agences régionales de santé qui peuvent s’y connecter depuis l’adresse : http://seppia.cnsa.fr
Pour toute question relative à l’utilisation, merci de vous adresser à votre interlocuteur habituel.

(2 mars 2015)


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