L’ARS Bretagne mobilise 1,4 million d’euros pour prévenir les risques professionnels en EHPAD

La fréquence et la durée moyenne des arrêts de travail dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes sont deux fois supérieures aux moyennes enregistrées toutes activités professionnelles confondues. A partir de ce constat, l’ARS Bretagne a souhaité apporter un soutien financier ponctuel et exceptionnel aux établissements bretons. La démarche a fait l’objet d’un appel à candidatures dans le cadre duquel l’ARS Bretagne a mobilisé 1,4 million d’euros.

L’ARS Bretagne a lancé son appel à candidatures en juillet dernier. Pas moins de 120 EHPAD (sur les 420 que compte la Bretagne) ont présenté un dossier. L’ARS Bretagne a retenu 12 démarches individuelles et 10 collectives. 80 établissements se sont finalement répartis 1,4 millions d’euros. Ces sommes doivent être mises à profit pour favoriser le développement d’une politique de prévention active des risques professionnels, plus particulièrement les troubles musculo-squelettiques et les risques psycho-sociaux. Elles profitent donc aux personnels des EHPAD qui bénéficient de formation et de disposent d’un matériel mieux adapté. Aux résidents aussi car l’amélioration des conditions de travail et la qualité de vie au travail influencent la qualité du service rendu aux personnes accompagnées.


Mardi 29 janvier, 3 EHPAD bretons se sont associés à la conférence de presse que l'ARS Bretagne a organisé pour présenter son dispositif.

Risques professionnels en EHPAD : une mobilisation nécessaire.

Des études récentes menées par le département des Risques professionnels de la Caisse d’Assurance Retraite et de Santé au Travail de Bretagne (CARSAT), montrent que le secteur d’activité des EHPAD est impacté par de nombreux accidents de travail et maladies professionnelles. La fréquence et la durée moyenne des arrêts de travail y sont deux fois supérieures aux moyennes enregistrées toutes activités professionnelles confondues. Leurs origines sont en grande partie liées aux opérations de manutention et de soins réalisées auprès des résidents où se conjuguent postures contraignantes, charge physique forte et contraintes de temps. La souffrance psychique au travail exprimée par les salariés de manière récurrente dans le secteur constitue un élément aggravant de la situation.



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