Médicaments - pharmacovigilance dans le Poitou Charentes

Le médicament représente un tiers des dépenses de soins de ville dans la région. C’est pourquoi de nombreuses actions sont menées pour promouvoir le bon usage des médicaments.

Dans un rapport d’expertise, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) apporte des données permettant au public, comme aux professionnels de santé, de poser un regard objectif sur les médicaments génériques. Le rapport fait le point sur la réglementation des médicaments génériques, rappelle leurs critères d’autorisation et établit un état des lieux des actions de l’Agence dans ce domaine.

Les médicaments, ne les prenez pas n’importe comment - Mars 2012
Le Ministère chargé de la Santé a lancé le 2 mars 2012 une campagne nationale d’information et de sensibilisation sur le bon usage du médicament.

Signée « Les médicaments, ne les prenez pas n’importe comment », cette campagne a pour objectif de faire prendre conscience aux Français des risques liés à la banalisation de la consommation du médicament et de réaffirmer le rôle prépondérant des professionnels de santé.

L'ARS et la pharmacovigilance - Décembre 2011

L’Agence Régionale de Santé a un rôle important à jouer en matière de pharmacovigilance sur les médicaments à usage humain mais également sur les médicaments à usage vétérinaire (actions pour le compte de l’ANSES - domaine de la sécurité sanitaire des aliments), de matériovigilance, de réactovigilance (matériovigilance sur les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro), de cosmétovigilance.

Il est en effet fréquemment relevé le fait que les événements indésirables liés à l’utilisation des médicaments et des autres produits de santé sont sous-déclarés. L'un des objectifs prioritaires de l'ARS est donc de développer le réflexe d'utilisation des systèmes de déclaration actuels, par la formation, l’information, et d’aiguiller les déclarants «égarés» vers ces derniers.

Par décret du 10 juin 2011 (relatif aux modalités de signalement par les patients ou les associations agréées de patients d’effets indésirables susceptibles d’être liés aux médicaments et produits mentionnés à l’article L. 5121-1 du code de la santé publique), il est maintenant possible de déclarer les effets indésirables au système de pharmacovigilance par les particuliers et les associations de particuliers.

En conséquence, les ARS seront probablement beaucoup plus sollicitées et devront être en mesure de répondre et d’aiguiller les personnes déclarantes vers le système de vigilance adéquat. L’enjeu est, notamment, de retirer plus rapidement du marché des produits susceptibles d’entraîner des dommages pour la santé des personnes.

Erreurs médicamenteuses en Poitou-Charentes en 2009
• 14 centres ont déclaré dans la région des erreurs médicamenteuses
• Le nombre de signalements d’erreurs médicamenteuses est de 316 ce qui correspond à une augmentation annuelle des déclarations de 58%
• 160 de ces erreurs sont potentielles, donc issues du constat de circonstances ou d’évènements susceptibles d’engendrer l’erreur médicamenteuse, ou correspondant à des situations où le médicament n’a pas été absorbé par le patient
• 115 de ces erreurs sont avérées et de niveaux différents
• Près de 53% de ces erreurs avérées correspondent à des situations ou l’on n’a pas constaté de dommage chez le patient
• Près de 27% de ces erreurs ont nécessité une surveillance accrue chez le patient, sans dommage
• 16% de ces erreurs ont nécessité une surveillance accrue, un traitement et / ou une intervention, et provoqué un préjudice temporaire chez le patient
• Moins de 2% de ces erreurs ont entraîné un allongement de la durée de séjour hospitalier et provoqué un préjudice temporaire

La loi relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé est parue ce jour au Journal Officiel.

Suite à l'affaire du Mediator, Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, et Nora BERRA, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé, ont voulu une réforme en profondeur pour redonner confiance aux Français dans notre système de santé. Cette réforme est l’aboutissement d’importants travaux d’évaluation, de concertations et de débats préparatoires avec tous les acteurs des produits de santé, en particulier, dans le cadre des Assises du médicament.

Cette loi, qui refonde notre système de sécurité sanitaire, repose sur trois grands axes : la prévention des conflits d’intérêt et la transparence des décisions, un doute qui doit systématiquement bénéficier au patient, ainsi qu’une meilleure formation et information des professionnels de santé et des patients.



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