Un bilan réalisé par la CNSA confirme l’intérêt des groupes d’entraide mutuelle (GEM)

Depuis le 1er janvier 2011, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie assure la gestion nationale des groupes d’entraide mutuelle (GEM), ces lieux de rencontre, d’échanges et de soutien pour les personnes en situation de fragilité en raison de leurs troubles de santé.
Elle a présenté le 24 octobre 2012 aux membres de son Conseil, après l’avoir fait le 18 octobre, lors du premier comité national de suivi des GEM, le bilan de l’activité de ces structures en 2011. téléchargeable en fin d’article.

Nouveaux GEM : priorité vers le public des personnes cérébro-lésées
En 2011, les agences régionales de santé disposaient de 3 millions d’euros supplémentaires par rapport aux années précédentes pour financer la création de nouveaux GEM (le financement concerne principalement le recrutement et la rémunération du personnel). Ainsi, trente-neuf nouvelles structures ont vu le jour, en particulier pour réduire l’isolement des personnes cérébro-lésées. On compte désormais quarante GEM pour ce public, soit au moins un par région. Contre huit seulement l’année dernière encore.
Sept GEM supplémentaires ont été créés pour accueillir les personnes handicapées psychiques, là encore dans un objectif de rééquilibrage territorial, portant leur nombre à trois cent trente-trois pour ce public.
Outre ces 3 millions d’euros de mesures nouvelles, les agences régionales de santé ont délégué 24 millions d’euros aux trois cent trente-quatre GEM déjà installés, soit plus de 27 millions d’euros au total (financement CNSA).

Une fréquentation en hausse et des partenariats plus nombreux
Le bilan 2011 confirme l’intérêt du dispositif puisque la fréquentation des GEM est en augmentation (+13 % entre 2009 et 2011). En moyenne un GEM accueille soixante-huit usagers, soit plus de 22 600 personnes en 2011 ; des personnes qui s’investissent puisqu’en moyenne quarante-sept adhèrent à la structure. Elles participent plusieurs fois par semaine aux activités de soutien proposées, mais aussi pendant le week-end (plus d’un tiers des GEM sont ouverts le dimanche et neuf sur dix le sont ponctuellement le week-end).
L’objectif de réinsertion sociale des personnes vulnérables repose aussi sur les partenariats conclus entre le GEM et la cité, pour la recherche de formation ou d’emploi par exemple. Ces partenariats sont de plus en plus nombreux, traduisant le renforcement de l’inscription des GEM dans leur environnement.

Statuts et financement
En 2011, la principale source de financement des GEM relevait des ARS (88 %). Selon le cahier des charges défini dans l’arrêté ministériel, le financement accordé par les ARS est conditionné par une convention de parrainage et la constitution du GEM en association d’usagers. Le bilan 2011 fait état de 78 % GEM constitués en association d’usagers, un chiffre en progression depuis 2009. Il démontre enfin que 86 % des GEM ont signé une convention de parrainage. Durant le comité de suivi national, les associations d’usagers et les ARS présentes ont d’ailleurs souligné la nécessité de préciser le rôle des différents partenaires, notamment celui du parrain, différent de celui du gestionnaire.

Textes de référence :
Article 78 de la LFSS 2011
Circulaire n°DGCS/SD3A/2011/103 du 17 mars 2011
Arrêté ministériel du 13 juillet 2011
Instruction n°DGCS/SD3/CNSA/2011/301 du 26 juillet 2011

(24 octobre 2012)


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