Vers une meilleure détection de la maladie d'Alzheimer ?

Depuis dimanche, des chercheurs du monde entier sont réunis à Paris pour la Conférence internationale de l'Association Alzheimer qui se tiendra jusqu'au 22 juillet. L'occasion de faire le point sur cette maladie qui touche 35 millions de personnes dans le monde et près de 900 000 en France.


Paris accueille pour la première fois 5 000 experts pour échanger sur la maladie d'Alzheimer et tenter de trouver des solutions afin de détecter cette maladie incurable le plus tôt possible. Le but étant aussi de prévenir la maladie en déterminant les facteurs de risque.
À l’heure actuelle, aucun moyen ne permet d’identifier de manière sûre cette maladie avant qu’elle ne soit à un stade déjà avancé, mais les chercheurs australiens se penchent sur un dépistage de l’œil qui pourrait bien permettre la détection de la maladie plus tôt. La technique consiste à analyser si oui ou non, il y a une modification de la rétine. Leur étude a été menée sur 136 patients, dont 110 étaient en bonne santé, 13 souffraient de troubles cognitifs légers et 13 étaient atteints de la maladie d’Alzheimer. Les résultats montrent une différence significative entre les vaisseaux sanguins du fond de l’œil des patients malades et ceux des autres. Cette technique de dépistage permet non seulement une détection plus rapide mais aussi un coût moins élevé que les IRM ou les scanners.

En plus de ces caractéristiques de la vascularisation du fond de l’œil, certains comportements peuvent être le signe de l’arrivée de la maladie. Les chutes seraient plus courantes chez les personnes atteintes d’Alzheimer. « La chute d'un adulte âgé qui n'est pas par ailleurs prédisposé à tomber, pourrait être un facteur déclencheur d'une évaluation de diagnostic de la maladie d'Alzheimer », explique le Dr Carrillo, directrice principale des relations médicales et scientifiques de l'Alzheimer's Association.

Une autre étude présentée ce matin à la Conférence internationale sur la maladie d’Alzheimer et menée par les chercheurs de l’Université de Californie a permis d’identifier sept facteurs de risques. Ainsi, l’apparition de la maladie serait attribuable au faible niveau d’instruction pour 19% des cas, au tabagisme (14%), à l’inactivité physique (13%), à la dépression (11%), à l’hypertension (5%), à l’obésité (2%) et au diabète (2%). Les chercheurs rappellent cependant que ces estimations reposent sur des suppositions importantes, non prouvées. Reste maintenant à constater si la diminution de ces facteurs peut empêcher ou tout du moins retarder l’arrivée de la maladie.

La France représente en tout cas un modèle pour le monde entier avec le plan d’aide lancé par Nicolas Sarkozy en 2008 qui a fourni un soutien de 1,6 milliard d’euros destiné à la recherche et à l’amélioration de la prise en charge de cette maladie dont le nombre de patients atteints devrait doubler en 20 ans passant de 35,4 à 65,7 millions d’ici 2030.

19 Juillet 2011


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